
Membre Renaclerican
27 ans
Toulouse (France)
Texte publié
le 10 août 2006
437 lectures
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Lucie et Kyoshiro (10)
Kyoshiro : Nuits solitaires – le serpent – un tour du monde en mini-van
Bien après que toute cette histoire fut finie, j’ai souvent dit que j’avais détesté vivre chez Julia. En réalité, ce n’était pas tout à fait exact. Je ne détestais cette vie : je n’y étais pas à ma place, c’est tout. Hanté par le souvenir de notre Grand Voyage, quelque chose en moi souffrait en appelant le départ.
_Je veux seulement connaître un peu mieux ma famille, avait dit Lucie.
Et je pouvais la comprendre, bien sûr, sauf que ça n'y changeait rien. Les jours passaient comme des oiseaux et c'était déjà l'hiver. Les réverbères de la petite ville embuaient ce long crépuscule au sein duquel j'hibernais, perdu, rêvant à certaine fleur de laurier rose, ce rouge vif mêlé de mauve, dans ses cheveux, au premier jour de notre fugue.
Même si je ne pouvais mettre un mot dessus, le souvenir de cette fleur s'était fait l'écrin de tout ce qui avait un sens à mes yeux. C'était la couleur vibrante d'un regret, une promesse, la plus radieuse et triste des fenêtres.
Et peut-être aussi que la vie chez Julia était trop facile, trop douloureusement semblable à celle chez ma mère. Elle voulait tellement que nous soyions bien... Le toit, le lit, les plats chauds et les amis, leurs fêtes, leurs rires, leur jeunesse. Au bout de plusieurs heures passées en leur compagnie, l'envie violente de m'évader venait brouiller leurs visages. Je voulais prendre Lucie par la main, ramasser nos sacs, partir. Partir, partir, partir. Partir et dire au-revoir. Est-ce que ça n'était pas possible ? Arraché à l'errance, je me sentais inexorablement aspiré par quelque angle mort dans ma tête, un lieu magnétique et glacé, fixe, et dont la puissance m'effrayait.
Quant à Lucie, elle s’était dissoute jusqu’à l’ectoplasme, flottant dans l’appartement comme un poisson rêveur et délicat.
_Vous allez rester, n’est-ce pas ? demandait Julia.
Je regardais Lucie et Lucie regardait ailleurs.
_On va rester un moment, finissais-je par répondre, à contrecœur.
J'avais trouvé un job dans une animalerie, de l'autre côté du canal. Le soir, lorsque venait l'heure de rentrer, je me promenais le long des ruelles sous le scintillement des guirlandes, et je regardais les vitrines. Il bruinait souvent. Quelquefois, j'achetais des marrons chauds, trois cornets brûlants dans du papier journal. Je me sentais en pleine carte postale de Noël, ça faisait drôle. Tout ce houx, ce papier d'or, ces rubans rouges autour des portes. Maman détestait cette fête et, sachant à quel point Lucie le regrettait, je voulais lui offrir ce que je pourrais trouver de plus joli et de plus inutile, un lutin de bois, peut-être, ou une boîte à musique. Mais je n'arrivais pas à me décider. Il y avait trop d'objets.
Alors je rentrais, soufflant des nuages de buée dans la laine de mon écharpe. En entrant dans le salon, la chaleur des radiateurs me ravissait toute force, je saluais Julia dont l'ordinateur avait bleui le visage. Elle clignait alors des paupières, me dévisageait comme si elle ne me reconnaissait pas.
_Salut, disais-je. Tu as l’inspiration ?
Son sourire s’effaçait quelque peu. Il s’en allait je ne sais où et revenait quelques instants plus tard, aussi fragile que les arabesques d’or dans sa tasse de café noir. Et, tandis qu’elle hésitait à me dire quelque chose, les doigts figés sur le clavier, je reconnaissais au fond de ses pupilles cette même avidité qui brûlait en ma mère, ce désir trouble, inavoué, de quelque chose en moi que je ne pouvais lui offrir, mais qu’elle convoitait sans le savoir.
Alors à la place, je lui donnais les marrons chauds.
_Tiens, c'est pour toi. Lucie est dans sa chambre ?
_Oui, mais je crois qu’elle dort.
_Bon, tant pis, j'en avais acheté pour elle aussi. Je vais bouquiner, alors. Travaille bien.
Je la laissais à son ordinateur et son regard dans mon dos me faisait de la peine.
En passant devant la porte de ma soeur, j’en interrogeais le bois lisse du bout des phalanges, appréciais la qualité de son silence. Peut-être qu'elle ne dormait pas. Peut-être qu'elle feuilletait encore quelque album dans lequel elle ne figurait pas.
Alors, seulement, j’allais faire un petit tour ailleurs, une balade. Je tirais ma révérence à tout ça. Exit, les sourires policés, les battements de paupières et l’inexpugnable courtoisie qui me collait à la peau, veloutée, comme un manteau d’amour nécessaire. Je prenais la clé des champs. Je courais pieds nus quelque part, ailleurs, dans un pré vide et sans fin. Des faisans s’envolaient sur mon passage dans de longs battements d’ailes, ce son caressant de plumes froissées. Je courais. Je courais, je ne souriais pas. Lorsque ma poitrine brûlait, je m’arrêtais enfin et contemplais l’espace blême autour de moi, remarquant alors la neige, toute cette neige et qui emplissait l’espace infini, tel une boule de verre, et que quelque main invisible secouait, agitant les flocons impalpables et moi avec, agitant cette sphère blanche et parfaite, infinie, fermée. Et moi avec.
_Kyo, tu dors ?
Sa main secouait la neige et j’eus comme un sursaut lorsque la sphère s’ouvrit, dévoilant son visage à fleur du mien, l’éclair d’une incisive et son odeur tiède, entre toute particulière, de biscuit.
_Lucie ?
Assise en tailleur sur le lit, elle se penchait vers moi et je m’éveillai complètement en constatant l’intensité inhabituelle de son regard, la façon dont elle se tenait, réelle, concrète, comme lorsqu’elle haïssait. Sa lèvre inférieure luisait et je pensai confusément au sillage arc-en-ciel de quelque escargot paumé sur la pierre. En temps normal, dans cette obscurité, elle eut semblé un fantôme, mais pas cette fois. Je me redressai, m’adossant au montant du lit.
_Qu’est-ce qui se passe ? chuchotai-je.
Et, simultanément, une excitation confuse m’emplit le ventre. Ma salive, lorsque je l’avalai, me tomba dans l’œsophage avec un petit « clic » bien audible.
_Kyo, tu veux faire quelque chose d’important pour moi ?
Silencieux, je hochai la tête. Je sentais déjà, sans bien le savoir, de quoi il s’agissait.
Lucie semblait si réelle à présent que, paradoxalement, je me croyais en rêve. Lorsqu’elle se coula près de moi sous la couverture, son pied gauche toucha mon pied droit. C’était comme avant. Elle glissa ensuite sa main dans le creux de ma paume et je sentis le rectangle souple, lisse, d’une photographie. L’angle aigu du papier, lorsqu’il chatouilla ma ligne de vie, me fit froisser les draps.
_ Je veux savoir qui c’est, dit doucement Lucie, approchant encore son visage.
Elle ne cillait pas. Toute transparence, en elle, s’était volatilisée. Je me taisais.
_On partira ensuite, dit-elle encore. Je te le promets.
Et ça aussi, je le savais. Un halo poudreux flottait autour de nous, impalpable lueur de lune ou de réverbère, lumière froide, dispersée, d’hivers, et nous demeurions silencieux. Je ne pouvais rien dire, rien faire.
Lorsque je m’éveillai, elle avait déjà réintégré sa chambre, me laissant la photographie entre les doigts, que j’avais pliée par inadvertance dans mon sommeil.
L’homme, dessus, ne paraissait pas beaucoup plus âgé que nous. Il avait les cheveux clairs, longs, et portait une chemise de style hindou sur une paire de jeans délavés. Il souriait sur une plage, ce devait être le crépuscule, et je distinguai derrière lui un sac à dos posé dans le sable, une chaussure, et ce qui semblait être le manche d’une guitare. L’océan formait une masse confuse et violacée, cousue telle une paupière par la ligne laiteuse de l’horizon. Il n'y avait pas de lignes de fuites.
Roulant sur moi-même dans le lit, je soupirai de toutes mes forces en fermant les yeux. Peut-être ce type était-il son père, et peut-être pas. Qu’est-ce que ça pouvait faire, au fond ? Qu’est ce que ça changerait à nos vies ? Est-ce que j’avais besoin, moi, d’un père ? Elle avait épluché tous les albums de Julia et en avait retiré ça, ce jeune homme blond sur une plage et qui souriait d’un air épuisé, d’un air de s’excuser, presque, et dont le destin était de finir entre mes doigts, blanchi à l’endroit de la pliure. Pourvu, me dis-je soudain, pourvu qu’elle ne veuille pas le trouver une fois qu'il aura un nom.
_Yo ! Jet Li ! Bien dormi ?
Frank avait passé la nuit ici. Déjà habillé, il roulait un joint sur la table basse encombrée de magasines et de tasses sales, de téléphones portables, d’emballages de biscuits. Je détestais ce surnom qu’il m’avait donné mais souris tout de même en me perchant sur l’accoudoir du canapé. Ce n’était pas un mauvais gars. A peine plus âgé que moi, il travaillait comme mécanicien dans le garage de son père. C’était un type simple, direct, naturellement cordial. J’aimais bien passer du temps avec lui parce qu’il ne tentait jamais de compliquer quoi que ce soit. Son rapport au monde était parfaitement naturel, il ne posait pas de questions inutiles.
_Julia va vous le dire tout à l’heure mais sa mère vous a invités pour samedi. Deux jours après Noël. J’étais inclus dans l’invitation mais je me suis désisté.
_Pourquoi ? demandai-je.
_Ben, tu l’as déjà rencontrée, sa mère ? Pardon, c’est vrai que c’est aussi celle de ta sœur. Bref. Elle est un peu spéciale, genre maniérée, tout ça…
_Hum.
Me calant contre l’extrémité du dossier, je renversai ma nuque en arrière et contemplai les volutes de fumée qui léchaient le plafond. Une légère chair de poule escaladait mes bras nus. Les orteils posés en éventail sur la courtepointe pelucheuse du sofa, je regardai silencieusement la pièce, sans vraiment la voir. Les formes, les textures, naviguaient paresseusement entre mes paupières à demi closes.
C’était étrange d’être installé là auprès d’un garçon de mon âge, à fumer de l’herbe au réveil en écoutant du rock. Comme la vie d’un autre, un personnage de roman, peut-être, et que j’eus enfilée par hasard. Combien de costumes de ce genre avais-je déjà porté ? Combien en porterais-je encore ? J’étais le fils miroir de ma mère, la pellicule d’un millier de clichés fantômes.
De bouffée en bouffée, le joint me replongeait doucement dans le sommeil dont je venais de sortir et le pied fantôme de Lucie vint toucher le mien, puis disparut. Mon estomac vide s’emplit alors d’une étrange faiblesse, quelque chose d’aussi fluide et impalpable que l’odeur, la fumée, et la lumière grise qui filtrait entre mes cils. Ces éléments fusionnèrent autour de moi et je m’abandonnai à leurs longs bras inconsistants.
Plus tard, Lucie et Julia vinrent déjeuner avec nous : des toast trempés dans du café, des céréales, des biscuits, du lait - que Lucie renversa sur le carrelage. C'était un petit matin grisatre, indolent. Frank partit travailler et Lucie, enfilant un anorak rouge que je ne lui connaissais pas, annonça qu'elle allait voir le marché de Noël.
_Tu ne cherches pas tes origines, toi ? demanda soudain Julia.
La question me prit par surprise.
Cela faisait un moment qu'elle et moi étions seuls. Après le départ de Lucie et Frank, nous avions débarrassé et fait la vaisselle, puis, un peu désoeuvré, je m’étais plongé dans un petit livre sur la symbolique extrême-orientale du serpent. Au moment où elle me posa cette question, les huit serpents du tonnerre naissaient du corps décomposé d’Izanami, la déesse primordiale de la cosmogonie japonaise.
Je m’interrompis, levai les yeux sur elle qui se brossait les cheveux. La tête légèrement inclinée sur le côté, elle tenait dans ses mains de longs bandeaux lisses et brillants comme des ailes de scarabées d'or.
_Non, répondis-je.
_Pourquoi ?
_Parce que…commençai-je, puis je m’arrêtai.
Sur la télévision, un cadre venait d’accrocher mon regard et, les jambes soudain envahies de fourmillements, je me levai. Julia, surprise, me dévisagea. Je me rassis aussitôt et roulai une cigarette, non sans observer attentivement le jeune homme sur la photographie. Ses cheveux étaient plus courts et il portait des lunettes aux verres teintés, mais c’était bien celui que Lucie m’avait montré. Assis, l’air concentré, il caressait un chat noir et blanc sur une pelouse incendiée de lumière.
_C’est qui ? demandai-je en désignant le cadre d’un petit coup de menton.
_Lui ? C’est mon oncle Benjamin.
_Ton oncle ?
_Le frère de maman, dit-elle, et un pétale de langue passa sur sa lèvre, si vite que je le vis à peine. Enfin, c’était. On ne sait pas.
C’est à cet exact moment que le pressentiment m’assaillit. La fumée emplit mes poumons comme une goulée d’eau salée, et je ne la recrachai pas. Lentement, elle se désintégra en moi, fonçant vers mon cœur qu’elle contracta alors, mourrant en cet ultime spasme. Je pensai à Izanami, aux serpents issus de son corps, à la fuite horrifiée de son frère.
_Qu’est-ce que tu veux dire ?
_C’est une drôle d’histoire, en fait. Un jour, j’étais encore bébé, il a disparu sans laisser de traces. Personne n’a rien compris. C’était son vingt-quatrième anniversaire, il est rentré chez lui après la fête et on ne l’a plus jamais revu. Toutes ses affaires sont restées dans son appartement et même ses chaussures, les vêtements qu’il portait ce soir-là, enfin tout, quoi… Comme s’il s’était volatilisé.
_Mais il y a eu une enquête ?
_Bien sur. Sauf que la police n’a rien pu trouver. Pendant un moment, ils avaient des soupçons sur sa copine de l’époque mais ça n’a rien donné non plus. Finalement, personne ne sait ce qui s’est passé. Mes grands-parents ne s’en sont jamais remis, ni maman non plus. C’est bizarre, pas vrai ?
_Oui, dis-je. C’est bizarre.
Cette nuit-là, je rêvai que me trouvai une nouvelle fois dans le pré couvert de neige.
C’était une belle nuit d’argent poli et, la tête vide, je levai les yeux sur un maillon de lune derrière les arbres lointains. Les nuages, faiblement éclairés, semblaient des monstres marins arrachés à l’écume. Il neigeait mais le parfum que je respirais n’était pas celui de l’hivers : c’était celui des fleurs de pêchers au printemps.
L’air entre les flocons me transperça la poitrine lorsque je commençai à courir, courir entre la neige au ciel et celle au sol. Mes lèvres bafouillaient des mots sans suite ni sens. Ca n’avait pas d’importance. Je courus jusqu’au milieu du pré où je m’arrêtai soudain, comme fauché en mon élan, et regardai autour de moi.
Ici repose Izanami, pensais-je sans raison, puis : non, c’est elle.
La neige exhalait ce voluptueux parfum de pétales et la nostalgie me terrassa soudain, insoutenable, sous la brûlure sucrée de chaque flocon. Je chancelai, cherchai des yeux un abri qui n’existait pas. La neige recouvrait le monde.
Alors, pris de vertige, je me laissai tomber sur le dos, le visage tourné vers le ciel qui tournoya soudain, vidé de sa substance.
C’était comme tomber au fond d’un puits.
Et instantanément, je me souvins de la question.
Pourquoi est-ce que tu ne cherches pas tes origines ?
Un moment passa. Les flocons descendaient sur moi, se posaient sur mes lèvres où ils ne fondaient pas. Le ciel était plein de fissures et dans chaque fissure tremblaient des étoiles. Je me sentais divisé. Je voulais rester là pour toujours et je ne voulais pas. Je pouvais rester là pour toujours et je ne pouvais pas. Autour de moi pulsaient des cœurs. De lumière. Des cœurs en croix, éblouis d’azur dans l’air sombre, tandis qu’à mes tempes le mien battait.
Un autre moment passa et je tournai la tête sur le côté. Je ne voyais que la neige, le ciel, les lueurs dorées d’un village. Quel village ? La neige va me recouvrir, pensai-je sans m’inquiéter. Oh, si seulement elle le pouvait. Je ne voulais plus jamais bouger. Que le froid me saisisse entre ses serres, m’emporte. Il me semblait avoir passé une porte. J’avais tout oublié.
Et, comme il arrive souvent dans les rêves, la réalité ne voulait plus rien dire. Je la tournais entre mes doigts comme une poignée de neige et m’y brûlais les paumes. Histoires de racines et de voyages, d’origines, de jeune homme sur la plage et volatilisé. Maman ne veut pas se soigner. Lucie et ses pieds nus dans mon lit n’en fait qu’à sa tête. Julia dont les yeux clignent sans arrêt. Perché sur l’accoudoir du canapé, j’ai feint d’être Frank et où suis-je passé ? Je suis trop stupide, pensai-je. Je suis trop stupide, stupide. Que tombe encore la neige.
Lucie n’eut pas l’air surprise lorsque je vins la réveiller à mon tour, deux doigts sur sa joue tiède, et que marquaient les plis des draps.
_J’ai demandé pour le type de la photo. Le type sur la plage.
_Oui.
_Apparemment, il a été un ami de ta famille pendant plusieurs années. D’après ce que j’ai compris, il est parti un jour pour faire le tour du monde, et plus personne ne l’a revu depuis.
_Le tour du monde ?
_Oui, en mini-van.
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Posté le 10 août 2006 à 01h58
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Membre prononcé Elish 4085 messages |
Tu t'es enfin décidée à publier cette partie! J'ai relu la première version que tu m'avais envoyée et je vois que tu as apporté plus de mouvement en retirant des passages introspectifs, et aussi tenté de présever encore le mystère des personnages. Je trouve ça efficace et cohérent, : on a alors un point de vue purement interne, et la quête (ou plutôt, les quêtes, c'est d'ailleurs là qu'est tout l'intérêt : chacun ne cherche pas la même chose) des personnages devient tout à fait nôtre.
Vivement la suite. ____________ Aimez le monde en moi, non pas moi dans le monde. |
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Posté le 10 août 2006 à 08h27
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![]() Membre Renaclerican 2759 messages |
Bon, ça me fait plaisir. ^^ Je ne sais pas si, du Japon, je pourrai publier la suite (rien que de penser à leurs ordinateurs pleins d'idéogrammes et à claviers bizarres me fait frissoner) mais j'essaierai. L'histoire est presque finie, maintenant, du moins sur mes brouillons, et c'est vraiment grâce à vous tous. Sans les commentaires, l'attention et autres précieux conseils, j'aurais très certainement perdu la motivation et cette histoire aurait fini dans les limbes, en compagnie de dizaines d'autres. Alors voilà, merci. ^^ ____________ Monarch of all I survey, I own the whole earth. |
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Posté le 10 août 2006 à 09h37
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![]() Membre disloqué 3414 messages |
Ben moi qui attendait une occasion de tout lire d'une traite ^^' ...
Je vais pouvoir me lancer ! Pis je ferais une super critique et tout. |
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Posté le 10 août 2006 à 13h57
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![]() Membre homosexuel impi 2274 messages |
Hmm... Étrange... tu as sortit certaine parties qui avait tout de même leurs intérêt ( les passages introspectifs dont parlait Ailis) Mais c'est peut-etre remis a plus tard...
Enfin bref cette partie pèche par sa faiblesse par rapport aux autres je trouve... J'ai grincer des dents une ou deux fois. Mais moins que la fois ou tu ma donner l'autre version... (Je m'arrête là j'attends la suite qui arrivera..... Se soir ?) ____________ Chacun trace ses propres cercles de l'ordre |
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Posté le 10 août 2006 à 17h07
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![]() Membre Renaclerican 2759 messages |
Ah non, pas de suite ! Faut que je paufine, que je corrige et change d'avis, que je me languisse dessus jusqu'au moment ultime où on ne peut plus y toucher. ^^ En revanche, j'avais réécrit toute la partie précédente (la 9) mais impossible d'éditer le texte une fois publié, alors...tant pis.
____________ Monarch of all I survey, I own the whole earth. |
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Posté le 10 août 2006 à 17h22
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![]() Membre homosexuel impi 2274 messages |
(Tu veux dire la 8 non ? (parce que tu as du buger mais la partie neuf c'est celle que tu viens de publier ^^) ____________ Chacun trace ses propres cercles de l'ordre |
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Posté le 11 août 2006 à 02h21
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![]() Membre Renaclerican 2759 messages |
Ah ouais. ^^ Zut, ça fait désordre. (...) Bah, finalement, cet intervalle vide n'est pas si mal. ____________ Monarch of all I survey, I own the whole earth. |
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Posté le 14 août 2006 à 18h13
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Lectrice appliquée 1841 messages |
Réflexion qui ne sert à rien : Je crois que c'est le morceau que j'ai préféré :) ____________ Mieux vaut se taire que de parler trop fort |
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Posté le 14 août 2006 à 18h56
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![]() Membre Renaclerican 2759 messages |
Sans déconner ? Et pourquoi ? ____________ Monarch of all I survey, I own the whole earth. |
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Posté le 14 août 2006 à 20h01
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Lectrice appliquée 1841 messages |
Parce que c'est là que tu manies le mieux les silences, je trouve.
Et j'ai aimé ça :)
tout simplement ____________ Mieux vaut se taire que de parler trop fort |
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Posté le 14 août 2006 à 20h35
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![]() Membre Renaclerican 2759 messages |
Merci, je m'en souviendrai. ____________ Monarch of all I survey, I own the whole earth. |
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Posté le 14 août 2006 à 22h39
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Membre prononcé Elish 4085 messages |
Il était encore plus présent dans ta première version, le silence, d'ailleurs. ____________ Aimez le monde en moi, non pas moi dans le monde. |
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Posté le 15 août 2006 à 05h38
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Membre heureux (se) 221 messages |
wouaa! J'ai adoré ! Je me demande vraiment comment ça finira ...
Au fait , on pourrait savoir comment l'idée de cette histoire t'es venue ? C'est pas essentiel mais je me demande...enfin tu ten souvient peu etre plus...
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Posté le 15 août 2006 à 08h45
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![]() Membre Renaclerican 2759 messages |
L'idée de cette histoire ? Ben, j'ai fait comme tout le monde, je crois - enfin, j'imagine...en fait j'en sais rien.... (toussote) La vérité, c'est que je suis d'un insupportable égocentrisme - et que le Zen n'a rien arrangé, avec ses subtiles allusions au fait que je sois Dieu - ...alors le texte sort sans complexes de mon nombril : il s'agit de ma propre histoire mêlée à des rêves, des anecdotes, d'autres histoires que j'avais dû lire, des rencontres (la main dans le dos) des visages, des lieux et de vieux souvenirs, des inquiétudes....le tout broyé et mélangé par mon imagination, redessiné, et offert désormais à mes caprices et décisions, et tout ce que je peux vouloir en faire (dans une certaine limite, bien sûr). C'est mon univers, voilà. Un fragment du monde dans lequel j'évolue.
____________ Monarch of all I survey, I own the whole earth. |
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Posté le 15 août 2006 à 08h49
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Membre heureux (se) 221 messages |
merci c'est tout ce que je voulais savoir ^^ ! Juste ...l'idée de rechercher ses origines et celle d'une fille qui fait tout tomber ça vient d'ou ? (Je sais je suis curieuse et chiante mais c'est plus fort que moi...) |
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Posté le 15 août 2006 à 08h53
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![]() Membre Renaclerican 2759 messages |
Ah, ça c'est moi ! ^^ ____________ Monarch of all I survey, I own the whole earth. |
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